Mère au foyer, au secours ! 22

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Plus la peine de penser à la relaxation. Même sur la plage, vous ne pouvez vous détendre. L’arroseur boude sur sa serviette. Il trouvait sa petite farce très drôle, mais pas vous !

L’homme dort toujours. Finalement, il ne vous est pas de grand secours, même en vacances.

Par contre, votre ado, lui, a disparu ! Où, peut-il bien être ? À cet âge-là, vous l’avez déjà vécu avec vos deux filles, ce n’est pas facile tous les jours, n’est-ce pas ? Ils sont grands sans être grands. Ils passent leur temps à rouspéter, à négocier. Il n’y a jamais rien qui va. Au ministère, ils adorent le canapé. Déjà, au réveil, ils se lèvent fatigués. Ils vous regardent vous affairer sans vous voir, sauf quand ils ont besoin de quelque chose à vous demander : « mam’s, t’as vu le dernier jeu sur la Wii U ? » Oui, en plus ils ne vous appellent plus maman, c’est ringard !!!

Alors en vacances, je ne vous raconte pas la pagaille. L’ado n’aime plus rester en famille. Il préfère de loin retrouver un clan à son image. C’est pourquoi, vos antennes maternelles guident vos pas du côté du bar de la plage qui se trouve, bien évidemment, à l’opposé d’où vous êtes installés. Vous embarquez avec vous, le petit dernier car l’homme est vautré dans les bras de Morphée et ne sera donc pas capable de le surveiller.

Pas loupé ! Votre ado, casquette toujours ficelée à l’envers, a trouvé SA tribu. Ils sont tous en train de ricaner comme ils savent bien le faire à ce qu’on appelle « l’âge bête ». Vous ne voulez pas vous initier dans leur camaraderie, alors discrètement, vous envoyez le petit dernier en éclaireur, lui dire que maman est là.

Quand il vous aperçoit, il fait semblant de ne pas vous connaître, mais vous fait dire par son frère qu’il vous rejoint dans dix minutes. (Comptez environ quarante-cinq minutes, de plus)

Vous repartez presque bredouille mais rassurée. Avec la foule, difficile de se repérer sur la plage. Une fois votre emplacement trouvé, c’est l’homme, cette fois, qui a disparu ! Il s’est volatilisé en laissant vos serviettes et vos affaires sans surveillance. Décidément, ils ont vraiment décidé de vous gâcher votre journée. Vous vous demandez même s’ils n’ont pas comploté contre vous afin que vous ne puissiez vous relaxer. Qu’avez-vous fait au Bon Dieu pour subir de telles punitions ? Dépitée et surtout épuisée, vous vous affalez sur votre serviette. À peine installée, une voix familière fuse des haut-parleurs :

« Chérieee, si tu m’entends, rejoins-moi au poste de secours. Je me suis perdu ! »

Je vous avais prévenu que l’homme en était capable !!!

En tout cas, vous vous jurez qu'en rentrant, vous étranglerez le premier ou la première qui vous demandera si vous avez passé de bonnes vacances.

Texte© Laura Mare

À suivre !

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