Mère au foyer, au secours ! 17

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Après les premières péripéties du matin où vous avez vite abandonné l’idée d’être tranquille, il est l’heure d’aller faire les courses. Même en vacances, vous devez nourrir la tribu. Que vous soyez dans le Sud, à la montagne ou à la maison, pour vous le rituel est toujours le même à une chose près cependant : les bouchons des bords de mer ! Peu importe l’endroit où vous louez l’été, en général, la grande surface la plus proche est toujours à l’opposé de votre résidence. Vous devez traverser toute la ville pour accéder au centre commercial. Là aussi, entre la chaleur écrasante et la circulation, vous devez penser self-control. Sachant qu’en plus, à votre grande joie, vous avez avec vous les enfants car l’homme lit le journal, et au calme, s’il vous plaît ! Pour vous, les éternelles galères ; pour lui, le début de la farniente. Vous vous demandez parfois, surtout en ce moment, coincée entre deux voitures, pourquoi vous vous êtes mariée…

Après une bonne heure pour parcourir trois petits kilomètres, vous voilà enfin arrivée sur le parking d’un de vos magasins préférés (oui, les géants de la distribution n’ont plus aucun secret pour vous). Le plus difficile est de trouver une place et un caddie. Vous n’êtes pas la seule touriste à avoir envahi la Côte d’Azur. Vous faites vos courses dans les conditions que vous connaissez déjà (*), mais avec les enfants en prime. Pas la peine de vous raconter, vous avez toutes eu la chance, une fois dans votre vie de supermaman (si on peut dire ainsi), de faire les courses accompagnée de votre tribu qui réclame le dernier jeu Pokemon ou jouet vu à la télévision. Peu importe le supermarché, ils trouvent immédiatement LE rayon qui leur est attribué. Vous vous demandez comment ils font car à la maison, ils peinent à retrouver doudou, chaussettes, ou autres. Mais, là…

Une fois la tâche nourricière accomplie, vous repartez dans l’autre sens pour rejoindre l’homme qui doit certainement s’inquiéter. Pensez-vous, vous le trouvez assis sur la terrasse à la même place où vous l’avez laissé. Il lève juste la tête et ose vous dire : « tu en as mis du temps !» Heureusement que vous n’avez rien sous la main sinon vous auriez fini dans la rubrique faits divers de son satané journal.

Vous êtes partie à huit heures, vous rentrez à onze heures trente et bien sûr, la table de son petit déjeuner n’est pas débarrassée. Les enfants crient parce qu’ils ont faim, l’homme hurle parce qu’il ne supporte pas le bruit. Tout pour plaire ! Vous êtes en borderline et personne ne s’en rend compte. Vous donnez un bout de pain à votre tribu le temps de préparer le repas, quand l’homme sort le barbecue… Les vacances commencent bien, c’est moi qui vous le dis !

 

(*) Les courses, Mère au foyer, au secours ! 6

Texte © Laura Mare

À suivre !

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