Régulièrement, vous aurez en page d’accueil, de petits éditos exprimant mes humeurs, mes émotions, mes coups de gueule, mes petits bonheurs ; toujours avec franchise, sans langue de bois !

25

Un petit truc qui m’agace : les ouvertures faciles ! Combien d’entre vous, ont déjà acheté gruyère ou paquets de biscuit, thé ou café (pour ne citer que ceux-là) un peu plus cher pour cette fameuse ouverture facile ?

Vous vous êtes dit, fini la paire de ciseaux que vous deviez avoir en permanence en cuisine. En un tour de main, vous allez ouvrir votre thé avec facilité. Pendant que la bouilloire chauffe, vous sortez votre mug et hop vous tentez d’accéder au sachet de votre infusion préférée dans son emballage. Vous avez beau tourner et retourner la boîte dans tous les sens, vous ne voyez pas où est la fameuse languette magique qui permet de vous faciliter la vie. Si cela continue, les services marketing vous nous ajouter un mode d’emploi pour pouvoir gagner du temps. L’eau est déjà prête, mais vous n’avez toujours pas pu glisser votre sachet dans la tasse. Au bout de quelques minutes, vous arrachez l’emballage avec un couteau car vous ne trouvez plus vos ciseaux et vous voilà avec vingt sachets d’infusion éparpillés sur le sol. Au lieu de savourer votre breuvage, vous êtes à quatre pattes en train de ramasser tout ça. Votre ado rentre, à ce moment-là, dans la cuisine et vous demande ce que vous fichez dans cette position.

Ce n’est pas le moment de vous énerver, alors calmement, vous lui dites : « je teste les ouvertures faciles. » Il a beau être affalé toute la journée, il est loin d’être idiot, d’un ton qui se veut ironique, il vous lance un : « tu gères trop, mam’s ». Ce qui veut dire dans son langage que vous êtes nulle.

Alors, les MAF, si vous êtes tentées d’acheter la dernière nouveauté avec ouverture facile, pensez à garder votre paire de ciseaux près de vous.

En attendant, je vais reprendre mes bonnes vieilles habitudes : des paquets de thé qui s’ouvrent par le dessus.

Laura Mare

À suivre !

Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

 

24

Après la semaine épuisante que vous venez de vivre, vous aspirez à la tranquillité. Allez-vous enfin pouvoir faire votre fameuse séance de relaxation ? Vous rêvez ? Toute la tribu est partie ce matin, non sans mal. L’homme avait besoin de vous pour faire son nœud de cravate, le petit dernier pour attacher ses chaussures et l’ado pour retrouver son téléphone. Vous avez dû abandonner vos recherches car il était déjà en retard, mais vous lui avez promis que vous continuerez de regarder dans la journée. À cet âge-là, leur portable est la chose la plus importante au monde. Ils sont perdus sans. C’est devenu leur doudou, leur manière de rester en contact permanent avec leurs semblables. Les ados ont un langage bien à eux et il a fallu apprendre leurs petits "signes" de geek pour pouvoir décoder avec eux sans qu’ils aient honte de vous. (Nous en parlerons une autre fois car les lessives n’attendent pas.)

Comme je vous disais, toute la tribu est enfin partie, mais en vous laissant l’intendance à gérer : la vaisselle du petit déjeuner sur la table, les valises à déballer, le frigo à remplir, les lessives à lancer.

Ah ! Les lessives, parlons-en ! Grrr !!!

Avec la tribu, vous avez investi dans un lave-linge de neuf kilos. Même si vos filles ne vivent plus sous votre toit depuis quelque temps, les garçons ont besoin de deux tee-shirts et survêtements par jour, sport oblige, et l’homme de chemises impeccables pour le bureau. Avant de démarrer votre machine, vous devez faire le tour des pièces afin de récupérer le linge sale. Vos petits Poucet sèment leurs vêtements un peu partout dans la maison et vous êtes au défi tous les matins : chasse aux chaussettes sales, caleçons, etc. Retrouver tout ceci vous demande des efforts surhumains. Cette première étape réussie, vous passez à la seconde : trier les couleurs du blanc. Ouf ! Après trente minutes de perdue sur votre emploi du temps ministériel, la machine tourne.

À peine celle-ci lancée, vous entendez un drôle de bruit dans le tambour. Vous regardez à travers le hublot et vous voyez le téléphone portable de l’ado qui vous nargue (le téléphone, pas l’ado).

Vous soufflez un bon coup, vous êtes bonne pour aller chez l’opérateur cet après-midi afin de voir ce que vous pouvez faire pour sauver le mobile de votre affalé. En plus, de gérer les tâches ingrates, vous devez toujours faire face aux imprévus dus aux négligences de vos protégés.

Vous fermez la porte de la buanderie pour ne plus entendre le bruit du téléphone nageant dans le linge et vous allez vous faire une infusion « bien-être ». Oui, déjà stressée par la chasse aux vêtements sales, le téléphone noyé, vous avez besoin d’un breuvage relaxant…À peine, l’eau frémissante dans la tasse, votre Smartphone bipe ; SMS de l’homme ! « Tu n’as pas trouvé ma carte bancaire dans la poche de mon jean ? Je crois l’avoir laissé hier soir après avoir payé le péage. »

Vous lisez et relisez son message deux fois. Si c'est le cas, le pantalon est dans la machine. Vous rajouter un second sachet d’infusion « bien-être » dans votre mug, ce ne sera pas du luxe. Décidément, vous êtes entourée de têtes en l’air. Et dire que les recruteurs ne veulent pas de vous car vous êtes restée trois années au foyer, sans ne rien faire, bien évidemment. Ils n’ont toujours pas compris que diplômes et titres ne remplaceront jamais l’expérience d’une mère au foyer parée à toute épreuve et en toute circonstance. Elle sait à la fois travailler dans l'urgence et jongler avec plusieurs activités en même temps. Dommage, car ils seraient gagnants sur toute la ligne : une supermaman a un C.V. mille fois plus performant que n’importe qui au monde.

Vous l’avez compris, la MAF, n’a jamais de repos.

Texte © Laura Mare

À suivre !

Ecrire un commentaire (1 Commentaire)

23

En vacances, comptez sur les enfants pour faire de nouvelles connaissances. Ils ont le chic pour se nouer d’amitié facilement et donc vous êtes forcément amenée à rencontrer d’autres familles. Après quelques banalités échangées sur la plage, vous vous retrouvez invitée à un apéro dînatoire. Oui, on ne dîne plus, mais on s’éternise autour d’un apéritif et, vous qui détestez l’alcool, cela ne vous enchante guère. Vous préférez de loin les bons repas familiaux aux cacahouètes et autres sushis à la mode. Mais, c’est plus chic, paraît-il !

Vous voilà donc, l’homme, les enfants et vous-même, installés dans de grands fauteuils en tissu blanc (soit dit en pensant très jolis mais vous n’oseriez pour rien au monde vous en servir au foyer avec les petites mains des enfants), sur la terrasse de vos nouveaux « amis ». La soirée débute dans la bonne humeur. On échange des banalités sur la vie en général. Vous parvenez à vous détendre enfin. Quand, sans crier garde, la conversation glisse sur le terrain du travail. Décidément, c'est une obsession. Pendant que les hommes parlent barbecue, votre hôtesse vante les mérites de son job. Madame, responsable de communication chez Machin-Truc, se lance dans de grandes tirades sur son activité. Vous opinez de la tête pour faire semblant d’être intéressée (même si vous ne comprenez rien, votre mère vous a bien élevée). Vous trouvez son monologue ennuyeux et vous êtes tellement épuisée que vous êtes sur le point de vous endormir…Au moment où vous rêviez des bras de Morphée, elle vous demande votre profession. Et c’est reparti pour un tour ! Vous lui dites laconiquement que vous travaillez au ministère. Elle vous regarde avec des yeux admiratifs. Curieuse, elle vous demande dans quel ministère vous travaillez et quelle fonction vous occupez. Elle comprend enfin que votre fameux ministère est la maison et que votre occupation tourne autour de la tribu. Et là, après avoir failli s’étrangler avec son sushi, votre nouvelle « amie » vous regarde avec dégoût comme si vous étiez une pestiférée.

Du coup, malgré la tiédeur du soir, l'ambiance devient glaciale. Vous ressentez subitement l’affront de la part d’une working girl de pacotille qui n’a aucune notion de la vraie vie.

Vous vous penchez vers l’homme, qui lui est toujours en grande conversation et vous lui dites que vous souhaitez rentrer. Il vous regarde d’un air de dire qu’il est bien avec son acolyte. Vous insistez en lui disant que demain vous avez un gros chantier à préparer.

Six paires d’yeux se tournent vers vous quand l’homme vous lance : « quel chantier ? »

« Les valises, mon chériiii ! Voyons, t’as oublié on rentre demain ! »

Pour une fois, l’idée de rentrer vous redonne des ailes. Tout le monde va retourner soit à l’école, soit au lycée, soit au bureau et vous allez pouvoir enfin vous reposer. Enfin, vous l’espérez...

Texte © Laura Mare

À suivre !

 

Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

22

Plus la peine de penser à la relaxation. Même sur la plage, vous ne pouvez vous détendre. L’arroseur boude sur sa serviette. Il trouvait sa petite farce très drôle, mais pas vous !

L’homme dort toujours. Finalement, il ne vous est pas de grand secours, même en vacances.

Par contre, votre ado, lui, a disparu ! Où, peut-il bien être ? À cet âge-là, vous l’avez déjà vécu avec vos deux filles, ce n’est pas facile tous les jours, n’est-ce pas ? Ils sont grands sans être grands. Ils passent leur temps à rouspéter, à négocier. Il n’y a jamais rien qui va. Au ministère, ils adorent le canapé. Déjà, au réveil, ils se lèvent fatigués. Ils vous regardent vous affairer sans vous voir, sauf quand ils ont besoin de quelque chose à vous demander : « mam’s, t’as vu le dernier jeu sur la Wii U ? » Oui, en plus ils ne vous appellent plus maman, c’est ringard !!!

Alors en vacances, je ne vous raconte pas la pagaille. L’ado n’aime plus rester en famille. Il préfère de loin retrouver un clan à son image. C’est pourquoi, vos antennes maternelles guident vos pas du côté du bar de la plage qui se trouve, bien évidemment, à l’opposé d’où vous êtes installés. Vous embarquez avec vous, le petit dernier car l’homme est vautré dans les bras de Morphée et ne sera donc pas capable de le surveiller.

Pas loupé ! Votre ado, casquette toujours ficelée à l’envers, a trouvé SA tribu. Ils sont tous en train de ricaner comme ils savent bien le faire à ce qu’on appelle « l’âge bête ». Vous ne voulez pas vous initier dans leur camaraderie, alors discrètement, vous envoyez le petit dernier en éclaireur, lui dire que maman est là.

Quand il vous aperçoit, il fait semblant de ne pas vous connaître, mais vous fait dire par son frère qu’il vous rejoint dans dix minutes. (Comptez environ quarante-cinq minutes, de plus)

Vous repartez presque bredouille mais rassurée. Avec la foule, difficile de se repérer sur la plage. Une fois votre emplacement trouvé, c’est l’homme, cette fois, qui a disparu ! Il s’est volatilisé en laissant vos serviettes et vos affaires sans surveillance. Décidément, ils ont vraiment décidé de vous gâcher votre journée. Vous vous demandez même s’ils n’ont pas comploté contre vous afin que vous ne puissiez vous relaxer. Qu’avez-vous fait au Bon Dieu pour subir de telles punitions ? Dépitée et surtout épuisée, vous vous affalez sur votre serviette. À peine installée, une voix familière fuse des haut-parleurs :

« Chérieee, si tu m’entends, rejoins-moi au poste de secours. Je me suis perdu ! »

Je vous avais prévenu que l’homme en était capable !!!

En tout cas, vous vous jurez qu'en rentrant, vous étranglerez le premier ou la première qui vous demandera si vous avez passé de bonnes vacances.

Texte© Laura Mare

À suivre !

Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

La quarantaine épanouie, ça veut dire quoi ?

Hier en lisant certains magazines, je me suis posée une question existentielle. Oui, ça m’arrive souvent ! Pas vous ?

J’ai constaté que sur bon nombre d’articles le mot « épanoui » revenait sans cesse lorsqu’on parlait d'une catégorie de femmes. C’est vrai, ça !

On dit toujours quand on parle de quelqu’un qui a dépassé l’âge de lire Jeune et jolie ou Glamour (pour ne citer qu’eux, mais il y en a plein d’autres), c'est-à-dire après trente-neuf ans, qu’elle est épanouie.

 T’as vu, elle a la quarantaine épanouie, ou bien,  elle, elle a la cinquantaine épanouie. Vous n’aviez jamais remarqué ? Avez-vous déjà entendu, elle a la vingtaine épanouie. Non ! Jamais !!!

Alors, qu’est-ce cela signifie à votre avis ? En fait, vous ne savez pas trop. Déjà, quand vous avez pris quelques kilos on aime vous faire croire que vous avez bonne mine. Ou quand vous êtes fatiguée, t’as une petite mine. Et quand on vous demande votre âge, on vous lance un,  tu ne les fais pas !!! Bien évidemment que cela flatte votre égo, mais vous savez que c'est faux. 

On ne vous dit jamais : tu as une sale tête aujourd’hui, ou, HOLALA ! Comme tu as grossi ! Alors, quand on vous parle de quarantaine épanouie, vous vous méfiez…

Alors, chères lectrices à la quarantaine épanouie, si vous avez LA réponse, n’hésitez pas à m’écrire ! Moi, en tout cas, épanouie ou pas, je suis bien dans mon âge !

Texte© Laura Mare

À suivre !

Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

Panier

Le panier est vide