Régulièrement, vous aurez en page d’accueil, de petits éditos exprimant mes humeurs, mes émotions, mes coups de gueule, mes petits bonheurs ; toujours avec franchise, sans langue de bois !

 

Des lunettes, pour quoi faire ?

Depuis quelque temps, vous avez un mal fou à déchiffrer les petits caractères. Lire les étiquettes et certains livres est devenu un supplice. Vous n’avez rien dit à personne, mais vous utilisez en cachette la loupe qui vous permet de réaliser vos analyses graphologiques. Alors, vous avez décidé, il y a sept mois de prendre rendez-vous chez un ophtalmologue (temps minimum pour obtenir LE rendez-vous). Vous pensez que vos yeux sont juste fatigués à force de travailler sur écran et que ce brave praticien va vous prescrire un collyre afin d’y voir un peu moins flou.

Vous voilà installée dans la salle d’attente, normal comme tous les médecins, il a du retard. Vous avez l’habitude avec la tribu de passer votre vie dans ces lieux peu réjouissants où les gens se regardent en chien de faïence. Pour patienter, enfin vous essayez, vous décidez de feuilleter les magazines mis à disposition des patients. À ce sujet, avez-vous constaté que les revues ne sont jamais récentes ? Peu importe, vous avez le choix entre Santé magazine et Moto magazine. Vous hésitez, car le premier ne parle que de maisons de retraite et de régime et le second de Pin Up et de bolides. Finalement, vous n’avez plus le temps de réfléchir à votre choix cartésien car l’ophtalmologue vous appelle.

Après avoir examiné vos yeux sur trois appareils différents. Il vous lance : « presbytie ! »

Ce mot vous étant inconnu, vous le regardez bizarrement. Il le comprend à votre air ahuri et vous explique enfin : « Madame, vous avec une presbytie ce qui signifie que votre vision de près est en train de décliner. Ne vous inquiétez pas c’est une évolution normale de la vue après quarante ans. »

Vous réglez ce cher spécialiste et vous sortez de l’immeuble. Une fois sur le trottoir, vous lisez l’ordonnance qu’il vous a établi et vous n’en revenez pas. Vous qui pensiez obtenir un collyre pour yeux fatigués, vous allez devoir porter des lunettes. Pour vous remonter le moral, vous entrez dans la première boutique de chaussures. Rien ne vaut un petit cadeau pour vous ravigoter. Vive la quarantaine épanouie !!!

Texte© Laura Mare

À suivre !

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21

Vous avez à peine posé les pieds sur la plage que déjà les premières plaintes se font entendre : « maman, j’ai du sable dans mes claquettes !  » ; « mam’s, pourquoi on s’installe ici ? C’est chiant ! On n’aurait pu se mettre là-bas ! » Vous dit votre ado, qui a certainement dû repérer une jolie jeune fille ; « chériee, on ne reste pas longtemps, hein !  »

Vous ne pipez mot, vous continuez à allonger les serviettes, là où ça vous chante. C’est tout de même vous qui gérez le ministère !!! L’homme pose la glacière, ouvre le parasol tel le héros qui vient de vous sauver des flammes (évitez l’humour, il n’aime pas ça). Votre grand, c’est installé un peu plus loin pour ne pas avoir honte et le petit dernier, attend avec sa patience habituelle que vous vous occupiez de lui.

Vous avez tartiné les enfants de crème solaire, sauf votre affalé de quinze ans, qui lui, n’a pas besoin de ces choses de gamins. Vous demandez à l’homme d’accompagner la tribu se baigner pour apprécier un moment de tranquillité bien mérité.

Ouf ! Vous allez pouvoir reprendre le cours de votre relaxation là où vous l’aviez laissé quelques heures plus tôt.

Allongée sur le dos, les yeux fermés, vous fredonnez dans votre tête « Le soleil donne », de Laurent Voulzy. Le soleil commence à vous relaxer et vous vous laissez aller. Le fameux, lâcher-prise de votre médecin vous revient en mémoire. Et là, à l’instant, vous pensez qu’il avait raison. Il faut savoir déléguer et l’homme est bien sûr capable de s’occuper des enfants, peut-être pas aussi bien que vous, mais il est capable... Vous répétez inlassablement cette phrase dans votre esprit. Pleine de bonnes résolutions, vous allez certainement vous en convaincre, enfin tout au moins essayer.

Cinq, dix, quinze, vingt minutes s’écoulent et toujours pas de nouvelles de votre tribu, pas de plainte, pas de cris, rien... Comment se fait-il ?

Cela vous inquiète car vous n’avez pas l’habitude. Votre esprit est tourmenté, et s’il était arrivé quelque chose ? Et si ?...

Mais non, l’homme est peut-être distrait, mais pas complètement idiot ! Enfin, vous l’espérez !

Vous ouvrez les yeux et vous découvrez l’homme, allongé à côté de vous, en train de ronfler. C’est comme ça qu’il s’occupe des enfants ?! Vous le secouez pour le réveiller et lui demandez où sont les enfants.

« Ils jouent. » vous répond-il d’une voix ensommeillée.

Ni une, ni deux, vous vous levez. Vous les cherchez des yeux, mais à part des enfants inconnus vous ne reconnaissez pas les vôtres. Votre cœur s’emballe, votre esprit est en alerte.

Soudain, vous sentez de l’eau froide dans votre dos. Qui ose vous arroser ? Qui est ce mal élevé ? Vous vous retournez pour râler et qui est l'arroseur ? Devinez ?

Texte© Laura Mare

À suivre !

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20

Tout sourire, l’homme est de retour avec son nouveau jouet. Il a pris soin d’acheter un barbecue électrique ; au moins, à part faire sauter les plombs, il n’y aura pas de dégâts majeurs.

Pendant qu’il lit la notice de montage, vous le regardez perplexe. Vous le savez, le bricolage et lui, ça fait deux. Et votre crainte est qu’il vous réquisitionne pour le faire à sa place. Déjà, quand les enfants étaient petits, c’était vous qui construisiez les Playmobil, les maisons Barbie, les robots, et autres jeux. Tous les modèles de Lego vous sont tellement familiers que vous pourriez, en période de Noël, en faire la démonstration en magasins de jouets. Vous êtes vraiment une supermaman P-A-R-F-A-I-T-E !

Vous bousculez l’homme gentiment en lui disant que vous n’êtes pas venus jusqu’ici pour rester enfermés. Pendant l’escapade de votre moitié au centre commercial, vous avez bien évidemment, telle une petite fourmi, pris le soin de tout préparer : crème solaire, serviettes de bain, boissons, goûter. Normalement, comme d’habitude, vous n’avez rien oublié. Parés pour un après-midi détente, vous sentez intérieurement que vous allez pouvoir enfin vous relaxer. En tout cas, vous le souhaitez très fort. La plage est à moins de huit cents mètres à pied, mais votre adolescent traîne les savates. Il râle ! « C’est nul de marcher ! » Sa casquette ficelée à l’envers sur la tête (il sait que vous détestez), sa serviette de bain jetée nonchalamment sur les épaules, il reste derrière la tribu. Vous comprenez, « ça craint d’être avec les parents ! » Le petit dernier, lui, porte sa bouée, son seau et sa pelle. Il court à côté de vous (à cet âge, il n’a pas encore honte d’être avec vous). Il est tellement content d’aller voir la mer que rien ne le dérange. L’homme porte la glacière avec toutes les choses I-N-D-I-S-P-E-N-S-A-B-L-E-S pour passer un après-midi parfait et le parasol pour vous protéger des UV. Il aurait préféré rester à monter son nouveau fourneau, mais vous ne lui avez pas laissé le choix. Vous le connaissez suffisamment pour savoir que s’il reste à la résidence, c’est pour faire la sieste ! Et, qui va surveiller les enfants à la plage, si vous y allez seule avec eux ? VOUS ! Alors, il est hors de question de vous retrouver encore une fois à veiller sur vos loulous. Même si vous n’avez pas cinq semaines de congés payés, vous méritez, vous aussi, de vous reposer.

Vous avez à peine parcouru trois cents mètres que l’homme vous demande de rebrousser chemin car il a oublié de fermer la voiture en laissant les clés sur le contact.

Vous rappelez votre tribu près de vous, vous vous asseyez sur la glacière que votre distrait vient de laisser choir et vous attendez son retour. Si vous descendez seule avec les enfants à la plage, il serait capable de se perdre et vous faire appeler au micro du poste de secours. Vous savez que c’est dans ses compétences car il vous l’a fait en grande surface. Si, si ! Promis !!! On reviendra sur ce sujet une autre fois car là, il arrive et nous allons pouvoir enfin aller à la plage.

Texte© Laura Mare

À suivre !

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19

Après un déjeuner ultra-équilibré, composé de chips bien grasses et quelques tranches de charcuterie avec du pain (c’est vos hanches qui vont vous dire merci), vous décidez de faire une pause. Les enfants sont au frais et jouent ensemble sans se disputer. La matinée a été éreintante entre SOS médecins que vous avez dû appeler, les sacro-saintes courses et le barbecue qui est tombé à l’eau (c’est le cas de le dire). Installée sur une chaise longue sur la terrasse, vous demandez à l’homme de vous préparer un café. Il acquiesce sans rechigner. Ce serait la moindre des choses. Vous lui avez tout de même sauvé la face, que dis-je, la vie devant les enfants lors de son incendie involontaire, je vous l’accorde. En attendant de délecter le breuvage qui va vous redonner de l’énergie, vous fermez les yeux. Vous avez lu, il y a quelque temps, un article sur les bienfaits de la relaxation en apprenant à maitriser votre respiration. Et avec votre tribu, ce n’est pas du luxe. Vous commencez à vous apaiser lorsque vous entendez : « Chérieeee, où est la cafetière ? » Vous êtes au milieu d'une « séance » et vous ne pouvez pas répondre. Mais, c’est sans compter sur la capacité de l’homme à ne rien trouver dans une cuisine, même si celle-ci est minuscule. « Chérieee, je t’ai appelée !!! » Vous tentez de résister désespérément à l’appel de votre moitié en respirant avec le ventre.

Cependant, il n’a pas compris que vous étiez en train de vous ressourcer. Il accourt, ahuri, le café dans une main, un filtre dans l’autre. « CHÉRIEEEE, tu pourrais répondre quand je t’appelle !!! »

Vous feignez de dormir, quoi que vous n’avez plus envie ni de vous relaxer, ni de café. Vous avez plutôt envie de retourner seize ans en arrière afin de ne l’avoir jamais croisé. Comme il insiste grossièrement, vous ouvrez les yeux, vous vous levez sans un mot et filez dans la cuisine. Il vous suit au cas où vous vous envoleriez. Vous lui désignez la cafetière qui se trouve sous son nez !

Penaud, il prépare enfin le café et le silence s’installe enfin. Vous retournez sur votre chaise longue, mais votre esprit n’est plus à la relaxation. Quand l’homme apporte votre tasse fumante, il s’assoit en face de vous, regarde les dégâts causés par l’incendie et vous lance d’un air joyeux, comme si de rien n’était :

« avant d’aller à la plage, je vais aller acheter un barbecue. Des vacances sans grillades ce ne sont plus des vacances. »

Vraiment, la leçon ne lui a pas servi. Au secours, il va récidiver !

Texte© Laura Mare

À suivre !

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18

Quand l’homme sort le barbecue, ça veut dire, c’est M-O-I qui cuisine. Vous devriez vous dire, « chic, pas de casseroles à nettoyer. Ahah ! Vous croyez ? Eh bien, vous allez comprendre :

Tout d’abord, avant de démarrer son feu, il lui manque toujours quelque chose : le charbon de bois, les allumettes, la plaque à grillades,…Donc, même quand il se met devant son « fourneau » préféré, il vous sollicite. À vrai dire, il ne sait rien faire tout seul. Bon, vous le laissez croire tout de même, cela lui donne de l’importance et il est heureux comme un enfant. Cependant, le nombre de fois que vous avez mangé des grillades carbonisées ou pas assez cuites, ne se compte plus. Mais, l’homme aime s'occuper du barbecue, alors vous vous taisez (pour ne pas changer). S’il pouvait le faire au petit déjeuner, il ne s’en priverait pas. Il adore jouer avec les allumettes ; cela doit être des restes de ses origines de Neandertal.

Quand le feu parvient enfin à  démarrer, vous devez surveiller à la fois votre progéniture, et l'homme. Il est tellement distrait qu’il a déjà manqué une fois ou deux de faire cramer, l’été dernier, les lauriers-roses de la résidence où vous étiez. À ce sujet, vous adoriez y aller, mais depuis cet accident domestique, vous n’avez pas osé y remettre même un pied ; pyromane, certes, mais pas dégourdi. D’abord, même s’il est en tort, c’est toujours de la faute des autres. On dit bien qu’il est le chef de la tribu, même si c’est vous qui gérez le ministère.

Depuis que vous vivez avec lui, vous le connaissez par cœur et vous savez d’avance comment ceci va se terminer. Heureusement que vous avez pensé à tout, au cas où…(comme d’habitude).

Pendant que l’homme se bat avec son feu, vous rentrez dans votre grotte ou plutôt à l’intérieur pour préparer une grosse salade composée et un paquet de chips. Bien évidemment, vous avez sollicité les enfants afin qu’ils s’éloignent du danger.

Vous entendez votre cher et tendre râler…Puis, plus rien ! Inquiète, vous allez vous enquérir de savoir si tout va bien. Vous trouvez l’homme trempé des pieds à la tête, arrosant le barbecue, qui a encore failli prendre feu.
Il est tellement désespéré que cela vous donne plus envie de l’embrasser que de l’étrangler (pour une fois).

Vous le regardez se débattre avec ce qui devait être des grillades et pour ne pas qu’il perde la face devant les enfants, vous criez : « À table, pour fêter les vacances, à midi, c’est chips-jambon pour tout le monde ! »

Les enfants sont heureux et l’homme vous est reconnaissant de ne l’avoir pas ridiculisé, mais il ne vous le dira pas…

Texte© Laura Mare

À suivre !

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