Régulièrement, vous aurez en page d’accueil, de petits éditos exprimant mes humeurs, mes émotions, mes coups de gueule, mes petits bonheurs ; toujours avec franchise, sans langue de bois !

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Après les premières péripéties du matin où vous avez vite abandonné l’idée d’être tranquille, il est l’heure d’aller faire les courses. Même en vacances, vous devez nourrir la tribu. Que vous soyez dans le Sud, à la montagne ou à la maison, pour vous le rituel est toujours le même à une chose près cependant : les bouchons des bords de mer ! Peu importe l’endroit où vous louez l’été, en général, la grande surface la plus proche est toujours à l’opposé de votre résidence. Vous devez traverser toute la ville pour accéder au centre commercial. Là aussi, entre la chaleur écrasante et la circulation, vous devez penser self-control. Sachant qu’en plus, à votre grande joie, vous avez avec vous les enfants car l’homme lit le journal, et au calme, s’il vous plaît ! Pour vous, les éternelles galères ; pour lui, le début de la farniente. Vous vous demandez parfois, surtout en ce moment, coincée entre deux voitures, pourquoi vous vous êtes mariée…

Après une bonne heure pour parcourir trois petits kilomètres, vous voilà enfin arrivée sur le parking d’un de vos magasins préférés (oui, les géants de la distribution n’ont plus aucun secret pour vous). Le plus difficile est de trouver une place et un caddie. Vous n’êtes pas la seule touriste à avoir envahi la Côte d’Azur. Vous faites vos courses dans les conditions que vous connaissez déjà (*), mais avec les enfants en prime. Pas la peine de vous raconter, vous avez toutes eu la chance, une fois dans votre vie de supermaman (si on peut dire ainsi), de faire les courses accompagnée de votre tribu qui réclame le dernier jeu Pokemon ou jouet vu à la télévision. Peu importe le supermarché, ils trouvent immédiatement LE rayon qui leur est attribué. Vous vous demandez comment ils font car à la maison, ils peinent à retrouver doudou, chaussettes, ou autres. Mais, là…

Une fois la tâche nourricière accomplie, vous repartez dans l’autre sens pour rejoindre l’homme qui doit certainement s’inquiéter. Pensez-vous, vous le trouvez assis sur la terrasse à la même place où vous l’avez laissé. Il lève juste la tête et ose vous dire : « tu en as mis du temps !» Heureusement que vous n’avez rien sous la main sinon vous auriez fini dans la rubrique faits divers de son satané journal.

Vous êtes partie à huit heures, vous rentrez à onze heures trente et bien sûr, la table de son petit déjeuner n’est pas débarrassée. Les enfants crient parce qu’ils ont faim, l’homme hurle parce qu’il ne supporte pas le bruit. Tout pour plaire ! Vous êtes en borderline et personne ne s’en rend compte. Vous donnez un bout de pain à votre tribu le temps de préparer le repas, quand l’homme sort le barbecue… Les vacances commencent bien, c’est moi qui vous le dis !

 

(*) Les courses, Mère au foyer, au secours ! 6

Texte © Laura Mare

À suivre !

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Votre premier petit déjeuner sur la Côte d'Azur ne se déroule pas, là aussi, comme prévu. Comme vous êtes matinale, vous avez l’intention de déguster votre café sur la terrasse face à la mer. Vous ne serez pas dérangée car le voyage les a tous épuisés. On le sait toutes, la voiture fatigue les enfants et surtout l’homme. Mais, comme vous, vous avez l’habitude d’être sur le pied de guerre pour gérer le ministère, l’aube vous appelle, seul moment, soit dit en pensant, où vous pouvez souffler !

Vous allez pouvoir enfin ouvrir le magazine qui était destiné à vous détendre en voiture. Néanmoins, c’est sans compter sur les urgences dont seuls les enfants ont le secret. Les yeux ensommeillés, le petit dernier est debout derrière vous ; ses joues sont rosies, ses yeux larmoyants, signes que vous connaissez par cœur. Ni une, ni deux, vous sortez la trousse à pharmacie (elle vous suit partout depuis que vous avez une tribu) et lui prenez la température. Le thermomètre s’emballe et vous annonce fièrement un 39°C. Vous l’avez compris, les vacances démarrent sur les chapeaux de roues. Vous téléphonez à SOS médecins. La standardiste vous promet de vous envoyer quelqu'un dans le quart d’heure. Cependant, vous savez que vous êtes dans le midi et là-bas, ils n’ont pas la même notion du temps ; un quart d’heure, pour eux, veut dire en général, une heure voire plus. Vous avez l’habitude depuis que vous avez mis au monde quatre enfants.

Vous installez votre loulou sur le canapé, lui donnez un doliprane et vous patientez avec lui.

Quand le médecin arrive enfin, votre dernier est remis sur pied et n’a plus de température. Normal, me direz-vous, le paracétamol a fait effet…Le praticien vous annonce qu’il n’y a rien à faire, à part surveiller la fièvre car c’est viral. Ahah ! À chaque fois, qu’ils ne trouvent pas, ils vous disent toujours que c’est viral. Cependant, il n’oublie pas au passage de vous prendre soixante euros pour ses honoraires de nuit et le déplacement. Vous le remerciez et vous retournez sur la terrasse prendre enfin votre café. Ce dernier est froid et cela vous met de mauvaise humeur. Vous cherchez votre fameux magazine qui vous suit depuis hier et vous ne le trouvez plus.

Votre fiston (qui va beaucoup mieux) vous appelle pour vous montrer les beaux avions en papier qu’il vient de fabriquer. Quand vous découvrez que votre malade imaginaire les a faits avec votre magazine, vous pestez intérieurement. En apparence, vous semblez toujours calme, « c’est bien, mon chéri ! » dites-vous, sans en penser une miette. Mais comme le disait Dolto, il faut toujours encourager leur créativité. Vous essayez de regarder le côté positif en pensant que ce magazine ne devait pas être très intéressant.

L’homme arrive enfin, les cheveux hirsutes, et la mine reposée. Il vous regarde et lance, guilleret comme un pinson : « Ne me dérangez pas pendant que je bois mon café, je suis en vacances, mes chéris ! »

Texte© Laura Mare

À suivre !

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Les vacances c'est fait pour se reposer. Ah, bon ?

Vacances : période légale d’arrêt de travail, des salariés, des écoles, des universités, etc .

Vous lisez et relisez la définition du Larousse et vous constatez qu’une fois encore la MAF n’est mentionnée nulle part ! Déjà transparente pour la paperasserie administrative puisqu’elle doit cocher AUTRE (*) vous ne pensez pas qu’en plus elle aurait droit à une période légale d’arrêt de travail pour se reposer du labeur quotidien ? Et puis quoi encore ? Vous rêvez !

Êtes-vous déjà partie en vacances au bord de la mer dans l’idée de vous reposer avec une tribu complète et un mari ? Si c’est le cas, vous avez tout faux. Vous savez bien que jamais vous n’avez la possibilité de profiter de quoi que ce soit, même pas d’un petit café en terrasse, seule, face à vous-même. Déjà avant le départ vous devez vous occuper de tout : faire des listes, préparer les valises, nettoyer la maison, vérifier si les doudous des enfants sont dans leurs sièges, les sandwiches et les boissons pour la route, et surtout le thermo de café pour l’homme, très important afin qu'il ne s'endorme pas !!!

Vous êtes en burn-out dès que vous posez votre postérieur sur le siège passager. Oui, même si vous conduisez depuis plus de trente ans, c’est toujours l’homme qui se place derrière le volant. Il n’a confiance qu’en lui. Vous, vous avez glissé un magazine, dans votre sac, au cas où il vous serait possible de lire T-R-A-N-Q-U-I-L-L-E-M-E-N-T. Une fois que tout le monde est bien attaché, vous prenez enfin la route vers le soleil. Mais, au bout de la première heure, les enfants réclament des pauses-pipi, à boire, à manger. Ils commencent déjà à vous hurler dans les oreilles, ce qui énerve l’homme car il y a des bouchons et il ne peut pas se concentrer sur la route avec les imbéciles qui conduisent mal (oui, l’homme est toujours meilleur en tout). Vous devez donc les occuper tout au long du trajet. Vous abandonnez vite l’idée, croyez-moi, de feuilleter votre mensuel et vous inventez des minijeux à l’intention de vos chères têtes blondes. Après avoir fait le trajet dans ces conditions, vous arrivez éreintée à destination. Vous sortez de la voiture, exténuée. Les enfants, eux, heureux de voir la mer, courent partout. L’homme s’extirpe de sa place et s’étire comme s’il venait de parcourir les vingt-quatre du Mans. Vous ouvrez le coffre et vous demandez gentiment à votre pilote (oui, toujours le flatter) s'il peut avoir la gentillesse de sortir les valises. Mais c’est sans compter sur sa réponse qui tue : « chérie, je ne peux pas t’aider. Je suis crevé, j’ai conduit pendant cinq heures !  »

Et vous ? Vous avez fait quoi durant tout ce temps ? Dormi ? Lu ? NON ! Vous vous êtes occupée des enfants qui se crêpaient le chignon.

Vous avez envie de lui sauter dessus pour l’étrangler. Mais, vous n’en faites rien. Vous connaissez son point faible : son estomac ! Vous refermez le coffre, le regardez droit dans les yeux et vous lui lancez un, « tant pis ! Moi aussi, je suis épuisée. Comme les courses sont dans le coffre, on ne pourra pas dîner ce soir !!!! »

(*) voir dans « Mère au foyer, au secours ! 5

Texte@Laura Mare

À suivre !

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14

Comme je l’ai écrit au début de ce livre virtuel, la MAF est une pestiférée. Notre chère Société est trop occupée à déverser des titres à tout va. À bien y regarder, vous verrez qu’aujourd’hui dans les entreprises il y a plus de statuts de chefs que d’employés. C’est pourquoi elles ne peuvent pas fonctionner. Mais, la Société trop concentrée à « fabriquer » du faux ou à brasser de l’air n’analyse pas la situation. Si vous avez le malheur de dire que vous êtes ministre de l’intérieur, on vous tourne le dos. D’ailleurs, nous vivons aujourd’hui dans un monde où à entendre les gens, ils ont tous des postes à responsabilité. On ne dit plus : femme de ménage, mais technicienne de surface. On ne dit plus : caissière, mais hôtesse de caisse, etc. Oui, le titre est, semble-t-il, la chose P-R-I-M-O-R-D-I-A-L-E dans la vie. Que fais-tu dans la vie ? Je suis consultant !

Ah ! Consultant ? Et,… tu consultes quoi exactement ?

Finalement tout le monde peut se prétendre important, voire parfois indispensable. Mais le titre ne fait pas l’homme.

Combien de fois, au cours de votre vie, avez-vous rencontré des personnes trop bien habillées pour être vraies et sincères qui le soir venu étaient seules ? Combien de fois, avez-vous rencontré des personnes très mal habillées, mais riches en tout sens ?

Eh bien, voilà ! Encore une fois, vous l’avez vécu samedi dernier, lors d’une soirée.

Assise à côté d’une grande blonde qui se gausse toutes les deux minutes (ce n’est pas un cliché, c’est hélas du vécu) aux blagues idiotes qu’elle entend, soudain vous interpelle avec un grand sourire forcé et vous lance un « que faites-vous dans la vie ? » Vous lui répondez, en soufflant intérieurement, que vous êtes maman à plein temps. « QUOI, vous ne travaillez pas ? » vous hurle-t-elle dans les oreilles comme si vous aviez dit l'énormité du siècle.

En une fraction de seconde, elle vous tourne le dos et vous ignore toute la soirée. Une fois de plus, votre égo en prend un coup. Vous êtes chamboulée à l’intérieur, mais vous n’en laissez rien paraître. Quand vous étiez éditrice, vous aviez des centaines « d’amis » qui tentaient de vous amadouer pour obtenir une publication…Du jour au lendemain, vous êtes devenu le vilain petit canard parce que vous ne leur apportez plus rien. Oui, les opportunistes ne sont pas des amis, mais des sangsues. Pourtant vous êtes la même personne. Bref ! Vous avez désormais l’habitude d’être reléguée au plan de secours.

La soirée se déroule trop longuement à votre goût. Vous écoutez d’une oreille distraite les conversations tout en savourant les mets préparés avec soin par vos hôtes. Puis, subitement, votre chère voisine de table qui vous a jugé sans vous connaître jette un froid dans l’assemblée. Elle lance de sa voix haut perchée, un « hum ! C’est tellement immonde que j’en reprendrais bien volontiers ! » Vous lâchez votre fourchette et vous éclatez d’un rire frais et sincère. Votre spontanéité est communicative et toute la tablée à part Madameeee, en fait autant. Du coup, c’est elle qui se sent mal à l’aise et qui ne comprend pas sa boulette. Vous lui fermez son clapet en lui expliquant le sens de l’adjectif immonde.

Eh oui ! Rien ne sert de faire des manières, il faut savoir être à la hauteur de son apparence.

En tout cas, une fois n’est pas coutume, suite à ce petit incident, vous êtes la reine de la soirée et tout le monde vous pose des questions sur votre vie au ministère. Oui, beaucoup connaissent le monde du travail, mais celui de la maison leur est inconnu…Même si vous semblez avoir une existence d’extraterrestre, ils se rendent compte que votre C.V. ferait pâlir bon nombre de recruteurs.

Finalement, vous avez passé une bonne soirée. Et, vous vous dites que rien ne vaut le naturel…Oui, comme vous le savez, « chassez le naturel, il revient au galop ! »

Texte@ Laura Mare

À suivre !

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13

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un sujet qui nous touche toutes : l’homme à la maison !

Même si vous l’adorez, quand il est en vacances ou en week-end, c’est une catastrophe. Il ne prend jamais aucune initiative et a tendance à se laisser porter par vous. D’ailleurs, vous vous demandez souvent comment il manage soixante personnes au bureau.

Avez-vous constaté qu’il est souvent fort embarrassé face aux tâches ménagères ? La seule chose qu’il fait volontiers : passer l’aspirateur ! Normal, le bruit du moteur doit lui rappeler celui de la moto. L’homme aime les appareils bruyants.

La pièce de la maison qu’il fréquente le moins est la cuisine ; lieu inconnu pour lui. Pas question d’y mettre les pieds. Il prétend que c’est votre territoire. Et les rares fois où il y pénètre, c’est soit pour ouvrir le frigo, soit pour vider le lave-vaisselle. (seule tâche accessible à ses compétences ménagères). Et encore, lorsque c’est lui qui range la vaisselle vous ne retrouvez plus rien ! Si vous faisiez la même chose dans son outillage, il râlerait à coup sûr ! Si vous avez le malheur de le lui dire, il vous répondra qu’il vous a aidé et que vous n’êtes jamais contente. Qu’à l’avenir, il ne vous rendra plus service. C’est vrai ça ! Vous êtes la seule à salir les assiettes !

Et quand il le fait, vous devez le féliciter au moins une cinquantaine de fois car l’homme est un grand enfant. Quand il est là, vous n’avez plus quatre enfants, mais six (oui, l’homme en vaut bien deux à lui seul, si ce n'est pas trois, parfois.)

L’homme a toujours besoin d’être complimenté quand il parvient à sortir du canapé pour entreprendre une tâche qui pour lui est une corvée. On dirait qu’il vient d’accomplir l’exploit du siècle. « Chériii, tu as vu, j’ai vidé le lave-vaisselle ? » Cela a le chic de vous énerver mais comme vous maniez le self-control à merveille et que vous ne souhaitez pas froisser sa susceptibilité légendaire, vous jouer le jeu en le félicitant. C’est tout juste si vous ne devez pas l’applaudir. Oui, pour lui, contribuer aux tâches ménagères est une prouesse ! Quand il garde la tribu, ce n’est pas mieux. À votre retour, vous le retrouvez assis avec les enfants devant la console en pleine partie de Mario Kart.

Et quand vous êtes ensemble, vous n’en pouvez plus. Il a tendance à vous suivre partout. Il a toujours quelque chose à vous dire. Les enfants ont grandi et, eux, rêvent d’autonomie, mais pas lui.

Finalement, sa présence vous pèse plus qu’autre chose et vous êtes ravie de voir le lundi arriver. Au moins, vous pourrez souffler.

Vivement la retraite, ça promet !

Texte@Laura Mare

À suivre !

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