Régulièrement, vous aurez en page d’accueil, de petits éditos exprimant mes humeurs, mes émotions, mes coups de gueule, mes petits bonheurs ; toujours avec franchise, sans langue de bois !

Samedi 27 juillet

Je fais traîner le petit déjeuner pour m’imprégner de ces derniers instants avec mes parents. Je reste muette, le nez collé dans mon bol de café. Toujours en silence, je me prépare comme un automate. Puis je leur dis au revoir, comme d’habitude, pour ne pas éveiller le moindre soupçon. Mais, dans mon for intérieur, je ne me sens pas bien. J’ai envie de pleurer et de me jeter dans leurs bras. Ils pensent que je pars travailler. Je me dis qu’il fallait y penser avant. Une fois sortie de la maison, je fonce à la boutique récupérer mes bagages. Le temps presse. Mon départ a lieu dans une heure. Tout le monde pleure et m’enlace à me faire mal. Ils me demandent de faire attention à moi. Leur réaction m’ébranle quelque peu, mais je ne le montre pas. Pour eux, je pars en enfer… Je ne comprends toujours pas leur attitude et leur animosité envers ce pays. J’essaie de me rassurer en me persuadant que c’est un pays au soleil comme un autre après tout.

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Juin – juillet 1987

Je suis donc décidée à tout quitter. C’est un coup de folie peut-être, mais j’irai jusqu’au bout. Je donne ma démission et je parle de mon projet à mes collègues. Leur réaction est bizarre. Ils me traitent tous, à l’unanimité, de folle à lier. Mes amies d’origine algérienne me disent la même chose et m’interdisent d’aller là-bas. Elles m’expliquent que les femmes n’ont pas de place dans ce pays, me mettent en garde contre la sorcellerie. Ce ne peut être que des mensonges. D’ailleurs, je n’écoute pas. Il paraît même que je ne sortirai pas d’Algérie vivante. Que peut-il m’arriver de pire qu’un père qui me surveille sans cesse ? Rien. Je le pense sincèrement.

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Mai 1987

À cette époque de ma vie, je travaillais dans une boutique de vêtements spécialisée dans les santiags et les jeans 501. Ce job me plaisait énormément et la clientèle était jeune. Du haut de mes vingt ans, je n’avais qu’un désir : m’éclater. Malheureusement, mon père était très sévère et je ne sortais pas comme je le souhaitais, malgré mon âge. Par un après-midi de ce mois de mai, j’étais tranquillement en train de mettre en place les mannequins dans la vitrine quand deux jeunes gens de type méditerranéen sont entrés. Je vais à leur rencontre pour les aider dans leur choix. Le plus grand me demande un « saroual ». Je ris car je ne sais pas ce que veut dire ce mot. Il me le traduit avec son bel accent à la Roger Hanin. C’est juste un pantalon. Physiquement, le premier est de taille moyenne, le deuxième est grand. Ils se prénomment Malik et Abdel. Ils sont sympas. On discute comme je le fais d’ordinairement avec tous les clients. Malik vend des tableaux dans la galerie marchande et Abdel vit en Algérie. Je pense qu’il blague car il n’est pas très typé. Comme preuve, il me montre sa carte d’identité. Il m’explique qu’il a rejoint son père à Alger pour travailler. En fait, ils sont nés d’un mariage mixte, d’un père Algérien et d’une mère Française. Abdel est juste de passage, en vacances dans sa famille. Je suis sous le charme et la panique me prend : le problème ne tient pas sa nationalité, mais à mon père. Il est Corse et m’élève à la méridionale. Avec des principes ridicules et la peur de la religion musulmane. S’il se rend compte que je suis sous le charme d’un Arabe, je suis foutue.

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Je n'ai jamais écrit pour devenir riche et célèbre. J'ai toujours écrit car l'écriture est pour moi mon sixième sens. Je suis tombée dedans petite et je n'ai jamais arrêté. Je vibre à travers les émotions. Peu importe, leurs états d'âme ; mélancoliques, joyeuses, tristes, heureuses. L'écriture est ma vie et je ne peux me passer d'elle, comme elle, quand elle vient me chatouiller à trois heures du matin...Oui, l'appel des mots n'a pas d'heure. Que ce soit des sujets d'actualités, des faits divers, des petits instants attrapés de la vie, des histoires vraies, des articles journalistiques, des ateliers d'écriture...Elle m'appelle et je la suis, en pianotant sur mon clavier. C'est ainsi depuis toujours !

Vous êtes nombreuses encore à me suivre, à me demander quand mon prochain roman sortira. Je vous remercie de tant de générosité de coeur et de fidélidé. Pour l'instant, il se couche doucement sur le papier, mais je prends le temps nécessaire à sa maturation. Et puis, se faire éditer aujourd'hui, je ne sais plus trop. A partir d'aujourd'hui, en attendant, je vous offre mon histoire parue sous "Le hasard n'existe pas" : "été 1987". Ce n'est pas une histoire banale. C'est un petit bout de moi qui m'a transformé à jamais. J'avais vingt ans et par amour j'ai franchi des montagnes, ou plutôt la Méditerranée. Quand "Le hasard n'existe pas" est sorti bon nombre de femmes se sont retrouvées dans mes écrits. Par la suite, beaucoup d'entre elles m'ont contacté pour écrire leur histoire. En tant que nègre, j'ai découvert leurs émotions, leurs blessures, leur vécu douloureux, leurs souffrances...par le simple fait d'être née du sexe féminin. Je porte en moi et je porterai pour toujours ce que j'ai vécu là-bas, comme toutes ces femmes qui sont obligées de subir la loi du silence. Aujourd'hui encore, je continue d'écrire pour ELLES. La démarche de poser leur histoire sur papier leur permet d'exorcicer leurs douleurs. Mais, les cicatrices sont tatouées à jamais. Il faut apprendre à vivre avec. On ne fait pas le deuil de la violence.
Tous les jours, ici en page d'accueil, vous aurez en lecture, cette histoire, mon histoire qui a bouleversé beaucoup de monde et pourtant face à certaines histoires que j'écris pour d'autres, elle n'est qu'un petit bout de souffrance face à là leur...

Bonne lecture ! Pour celles qui le désirent, vous pouvez retrouver mes ouvrages sous format PDF ou epub.

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11

« Vacances, j’oublie tout… » fredonne l’homme en rentrant du bureau. Oui, vous l’avez compris, IL est en vacances, lui ! Pas vous ! Et la perspective de ce qui vous attend la semaine prochaine ne vous enchante pas. À votre grand désespoir, il vous a fait une surprise. Et quelle surprise !!! Une semaine à la neige. Vous avez skié longtemps, mais désormais vous préférez la chaleur et surtout la farniente depuis que vous êtes au ministère. Même si l'idée de changer d’air pour quelques jours vous fait du bien, vous aurez toujours les mêmes corvées à faire ; faire la cuisine, faire des lessives, etc. Comme si le fait d’aller à la montagne allait vous aider à vous débarrasser de vos tâches ménagères. Que vous soyez à la maison ou ailleurs, vous n’êtes jamais en vacances.

Lire la suite : Mère au foyer, au secours ! 11

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